L'obsession de Ji-sung, Park Hee-soon et Won Jin-ah pour la justice se déploie dans une course-poursuite féroce.
- Ji Sung France

- 22 déc. 2025
- 14 min de lecture

Journaliste : De The Devil Judge à Adamas et Connection, jusqu’à Judge Lee Han-young. Vous racontez des histoires qui poursuivent la vérité et la justice. Y a-t-il une raison pour laquelle vous êtes particulièrement attiré par ce type de message ?
Ji Sung : Les mots « vérité » et « justice » me paraissent étrangement… sensuels. Et plus j’avance, plus le sens des responsabilités grandit. Quand je raconte ce genre d’histoire, j’ai toujours l’impression de repartir avec un cœur de débutant.
Journaliste : Parmi les nombreux dramas judiciaires, qu’est-ce qui rend celui-ci particulièrement spécial à vos yeux ?
Ji Sung : Ce qui m’a semblé nouveau, c’est l’idée que la justice, celle qu’on croyait évidente, peut en réalité être ébranlée à tout moment par le jugement d’une seule personne. Un juge reste un être humain, après tout. La frontière entre « être juste » et « ne pas l’être » ne peut être qu’une question de valeurs personnelles. Et je pense que le cœur de cette œuvre, c’est : comment protéger au mieux la meilleure justice possible.

Journaliste : Comment le « juge corrompu » Lee Han-young met-il en œuvre ce processus pour défendre la meilleure justice ?
Ji Sung : On offre à Lee Han-young l’occasion de revenir dix ans en arrière, et il se met à corriger une justice faussée. Cette fois, son critère de choix n’est plus l’argent ni le confort, mais la loi et la justice. Et ça, c’était d’une tension énorme. L’idée de : « En me jugeant moi-même, j’écrirai une nouvelle justice. Voilà la justice de notre époque », je l’ai trouvée incroyablement grisante.
Journaliste : Y a-t-il une scène que vous attendez particulièrement, personnellement ?
Ji Sung : La toute fin. Il y a une scène où je me retrouve en face-à-face, seul à seul, avec Park Hee-soon sunbae. On y débat de la justice telle que chacun la conçoit, et en jouant face à son énergie, j’ai vécu une sorte d’explosion de catharsis. Dès que j’ai entendu « Coupez ! », je me suis dit : « C’est bon. » Et j’ai enlacé sunbae en silence. Je suis curieux de voir comment ce sera monté. Et grâce à l’énergie limpide et nette de Jin-a, j’ai été porté dans toutes les scènes partagées : j’ai aussi hâte de découvrir comment cette synergie sera rendue.
Journaliste : Vous êtes réputé pour analyser vos personnages avec une intensité particulière. Quels mots sont écrits dans votre script ?
Ji Sung : Attendez… J’ai une phrase notée dans mon téléphone, après avoir lu le script. Je vais vous la lire. Il y a : « La justice n’a pas besoin d’être forcément lourde et immobile » ; « Parfois, c’est en secouant la justice avec force qu’on la réveille » ; « L’ombre que j’ai aimée » ; « Une romance avec la ruine » ; « Une personne vêtue d’ombre » ; « Le frisson de la justice ». Personnellement, je voulais que, dans toute l’œuvre, on sente la culpabilité que porte Lee Han-young. Il a rendu des jugements malhonnêtes, quelqu’un en a souffert, et il a été l’un des artisans d’une société gangrenée par la corruption. Donc, même en revivant le temps, il aurait dû garder en permanence un cœur de pénitence.

Journaliste : En vous écoutant, le mot « justice » semble presque vivant.
Ji Sung : Oui. Je pensais aussi que la vie même de Lee Han-young était la croissance de la justice. Le jugement d’aujourd’hui accomplit une justice, celui de demain en empile une autre : ainsi, la justice s’accumule, couche après couche. Pour transformer une justice figée afin qu’elle corresponde à la société, il faut une force destructrice. Il faut du courage, au point de pouvoir briser l’existant. Renverser la jurisprudence, changer avec audace, et ouvrir une voie pour l’individu comme pour la société : j’espère que ce processus procurera aussi aux spectateurs ce frisson.
Journaliste : Lee Han-young est-il quelqu’un de bon ? Ou de mauvais ?
Ji Sung : Hm… je ne sais pas. Le bien et le mal ne tiennent qu’à une différence infime : même en partant d’une bonne intention, la frontière du bien peut devenir le mal par une décision prise en une fraction de seconde. Je pense que le début de la justice, c’est de contrôler correctement son égoïsme et de préserver cette frontière.
Journaliste : Quand vous choisissez un projet, ressentez-vous une forme de mission ?
Ji Sung : Bien sûr. Et c’est devenu plus fort après Kill Me, Heal Me. J’y jouais un personnage vivant un trouble dissociatif de l’identité, et ensuite, j’ai entendu des personnes qui souffrent de troubles psychiques me dire qu’elles avaient trouvé de la force grâce à ça. À ce moment-là, j’ai compris concrètement que, par ce contenu auquel je participe, certains tirent autre chose qu’un simple divertissement : du réconfort et de l’espoir. Alors je prends davantage à cœur la responsabilité de transmettre, dans un espace fictif, le courant et les douleurs de notre époque. Je ne peux pas juste apprendre et jouer sans plus. Donc, quand je reçois un script, je fabrique à ma façon un « sapin de Noël » : je le décore pour qu’il soit beau et généreux, afin que les gens puissent être heureux en regardant cette œuvre et mon jeu.
Journaliste : Qu’est-ce qui vous permet de maintenir cette énergie ?
Ji Sung : L’amour. Une force née de l’amour pour mes parents, ma femme, mes enfants : c’est un moteur immense. Depuis que j’ai rencontré ma femme et fondé une famille, je ressens de plus en plus, avec le temps, que jouer est une autre manière de protéger l’amour que je porte.
Journaliste : À la fin de 2025, quel a été votre meilleur choix de l’année ?
Ji Sung : Choisir Judge Lee Han-young et vivre sa vie. Et puis, je me dis la même chose chaque année : j’ai vraiment bien choisi ma femme. En 2026 aussi, je veux simplement prendre, comme maintenant, des décisions sincères, sans regret.

Journaliste : Le tournage s’est terminé plus tôt que prévu. De la photo à la vidéo, l’entente sans faille de vous trois m’a vraiment surprise.
Park Hee-soon : Sur le plateau, c’était pareil. Ça faisait longtemps que je n’avais pas tourné de drama, donc j’étais très inquiet, mais l’ambiance, avec ce côté « famille », était chaleureuse. Et Jin-a comme Ji Sung sont ultra pros, alors tout s’enchaînait : tac-tac-tac !
Journaliste : Sur le plateau, quelle synergie avez-vous échangée avec eux ?
Park Hee-soon : Avec Jin-a, on avait très peu de scènes ensemble : on se croisait surtout en arrivant et en partant. Mais quand j’ai vu les scènes tournées, je l’ai trouvée vraiment solide, très déterminée. Les personnages qu’elle a joués dans Sunbae, Don’t Put On That Lipstick et Voice m’avaient marqué, et là j’ai vu un autre visage encore.
Quant à Ji Sung… son talent, je le savais déjà, mais en travaillant avec lui, j’ai découvert qu’il n’est pas seulement un « excellent élève », il est aussi un « élève modèle ». C’est quelqu’un dont on peut beaucoup apprendre : il agit avec exemplarité en toute chose, il cherche en profondeur, et sur le plateau il communique activement, toujours avec le sourire.
Journaliste : Mais vous aussi, vous n’êtes pas un « élève modèle » ? Le réalisateur Park Chan-wook, qui a mis en scène No Other Choice, a même parlé dans un podcast de votre obsession pour la durée longue et la durée brève des sons.
Park Hee-soon : (Rires) Plutôt que « modèle », vous savez… le style « je ne suis pas bon en études, mais je travaille dur ». C’est moi, ça. Dans No Other Choice aussi, il y avait une réplique : « 이 낙에 삽니다 » (“C’est pour ça que je vis / C’est ça, mon bonheur”), et il voulait que je fasse durer le mot « 삽니다 » en longueur. C’était étrange, inhabituel, mais comme le réalisateur le demandait, j’ai enregistré plusieurs versions. Et puis, à force, je me suis dit que ça ne marcherait pas, alors j’ai enregistré une version « trot » en plus… et c’est celle qu’il a utilisée. C’était drôle. En tout cas, je travaille dur : d’abord, j’essaie tout. (Rires)

Journaliste : Après Choi Mu-jin dans My Name, Kim Deok-yoon dans Moving et le commandant dans Squid Game, vous poursuivez la lignée des “vilains”. Comment avez-vous façonné Kang Shin-jin, celui qui manipule le pouvoir judiciaire ?
Park Hee-soon : D’habitude, je lis le script, je comprends les répliques, puis je construis des tics de langage. À partir de là, j’ai l’impression que sa personnalité et sa façon de penser apparaissent. Cette fois aussi, j’ai réfléchi à quelques mots qui permettraient de montrer le caractère de cet homme.
Journaliste : Quels mots avez-vous repérés ?
Park Hee-soon : Des répliques comme « OK, jusqu’ici » ou « C’est intéressant ». Kang Shin-jin est quelqu’un qui est persuadé d’avoir toujours raison. Même si sa “justice” est tordue, il ne se rend pas compte que c’est faux, et il ne l’admet pas. Au contraire, il la justifie, il la solidifie, il en fait une vision du monde cohérente. C’est l’un des types d’êtres humains les plus dangereux. J’ai essayé de ne faire qu’un avec lui, pour le personnage.
Journaliste : Comment le public regardera-t-il Shin-jin ?
Park Hee-soon : Comme un sale type, évidemment. Il y a eu récemment, dans notre société, des affaires qui nous ont fait réfléchir à la justice et à la neutralité du pouvoir judiciaire, vous voyez. Mais si, parfois, en voyant son aplomb et son assurance, certains se disent “Et si Kang Shin-jin avait raison ?”, et qu’ils se mettent à douter… en tant qu’acteur, je serais assez fier. Bref : c’est un sale type. En lisant le script, il m’est arrivé plus d’une fois de me dire “Kang Shin-jin, toi !” et d’être à deux doigts de jeter le script.
Journaliste : À chaque fois que vous jouez un méchant, on parle beaucoup de votre “sexy”. Avez-vous tenté des changements de styling ?
Park Hee-soon : Oh… sexy, quelle blague. (Rires) La force de Kang Shin-jin passe un peu par la coiffure. À partir du moment où il sort ses griffes avec cruauté — tac ! — on a fait en sorte que ses cheveux se dressent de plus en plus, serrés, tirés vers le haut.
Journaliste : Pour vivre confortablement, on pourrait se dire que ressembler à Kang Shin-jin serait peut-être plus avantageux que d’être Lee Han-young. Protéger la justice implique forcément des dilemmes entre idéal et réalité. Avez-vous déjà eu des hésitations semblables ?
Park Hee-soon : Comme acteur, je suis dans une position où je suis “choisi”. Donc quand un projet arrive, je réfléchis en profondeur : lequel faire ? C’est le dilemme entre « ce que je veux faire » et « ce que je dois faire ». Ces dernières années, moi aussi, j’ai eu beaucoup de questionnements comme ça.
Journaliste : Et dans ces moments-là, quel choix faites-vous ?
Park Hee-soon : Même si le corps souffre un peu, ne pas laisser filer ce qu’on veut vraiment faire. L’an dernier, j’ai tourné No Other Choice, Confidence Man KR et Pigpen au même moment. Je me suis beaucoup dit ça. No Other Choice est arrivé en premier : c’était clairement “un projet à faire”. J’aime tellement Park Chan-wook, je l’attendais depuis longtemps, donc j’ai décidé sans hésiter. Et à ce moment-là, Pigpen est arrivé : un rôle qui permet de montrer de la quarantaine à la quatre-vingtaine, j’en avais très envie. Comme c’était gérable en parallèle, j’ai dit oui. Et là, le problème a commencé. J’ai reçu le script de Confidence Man KR… et c’était passionnant aussi. Côté planning, c’était impossible, donc je voulais renoncer. Mais un nouveau projet est entré — et celui-là aussi, j’avais envie de le faire. Les quatre étaient des occasions de montrer un nouveau visage : je ne voulais en lâcher aucun.
Journaliste : Les bonnes occasions arrivent toujours comme ça, en rafale. Grâce à vous, on a vu cette année une foule de visages inattendus de Park Hee-soon.
Park Hee-soon : À un moment où je m’épuisais parce qu’on ne me proposait que des rôles similaires, une chance est arrivée : celle de montrer quelque chose de neuf. J’ai attendu longtemps, et j’ai toujours eu cette soif de montrer du nouveau. Et voilà que, passé la cinquantaine, on me les donne un à un. (Rires) Quand on me propose un personnage que je n’imaginais pas du tout, le frisson est immense. Comme on me les donne, même tard, je suis reconnaissant — et je crois que j’ai travaillé avec enthousiasme. Je ne peux pas faire quatre œuvres en même temps, mais trois, je pense que c’est possible. Et heureusement, le planning d’un projet a été légèrement repoussé.
Journaliste : Un équilibre parfait entre idéal et réalité. Vous êtes fier ?
Park Hee-soon : Le processus n’a pas été facile, mais le simple fait d’être allé au bout me rend heureux. Si en plus on reçoit de bonnes critiques, ce serait parfait. À l’avenir aussi, j’attendrai que viennent encore des visages nouveaux, amusants, que je n’ai jamais explorés.
Journaliste : Et dans ce projet-ci, quel nouveau visage allez-vous rencontrer ?
Park Hee-soon : Je crois que c’est un “sale type” d’anthologie. Jusqu’ici, c’était l’argent et le pouvoir ; Kang Shin-jin, c’est un méchant “upgradé” par rapport à ça. Secouer le pays en faisant de la loi une arme, détruire la vie de quelqu’un… c’est la violence la plus terrifiante.
Journaliste : L’histoire commence avec le “retour dans le temps” de Lee Han-young. En tant qu’acteur, avez-vous une époque où vous aimeriez retourner ?
Park Hee-soon : Pas vraiment. Plutôt que de dire que tout ce temps m’a comblé, je choisis de reconnaître le chemin qui m’a mené jusqu’à aujourd’hui. Et si je retournais en arrière, je ferais probablement d’autres erreurs. Je préfère protéger le temps accumulé jusqu’ici, et attendre avec impatience les jours à venir, en continuant à les construire.

Journaliste : Depuis vos débuts, c’est votre première coupe courte ?
Won Jin-a : Oui. Avant mes débuts, j’avais toujours les cheveux courts. Mais après, comme je ne savais pas quel personnage j’allais jouer, j’ai gardé les cheveux longs en permanence. Et puis cette année, soudain, je me suis dit : “Pourquoi pas ?” J’avais aussi l’impression que faire des choix uniquement en fonction des conditions imposées pouvait sembler un peu lâche. Je me suis dit que je devais essayer la version de moi que j’avais envie de voir, tant que j’étais encore un peu plus jeune. Alors, dès la fin du tournage de Judge Lee Han-young, j’ai tout coupé net. Je pense que c’est peut-être mon meilleur choix de l’année.
Journaliste : Ceux qui se souviennent de la Won Jin-a d’avant vos débuts ont dû être très heureux.
Won Jin-a : J’ai reçu beaucoup de messages de mes amis. Ils trouvaient ça amusant, me disant que c’était comme revoir la moi d’il y a dix ans. Cette année, j’ai l’impression d’avoir fait des choix que je voulais vraiment faire, sans condition ni raison particulière. Récemment, je suis même partie seule en voyage en Espagne. Et j’ai enfin fait ce bilan de santé que je repoussais, au cas où je tomberais malade et devrais m’arrêter de travailler.
Journaliste : Vous voilà un peu plus libre.
Won Jin-a : Je crois que je me suis “mise en chauffe” pour vivre de façon plus amusante. Quand j’étais plus jeune, mes pensées partaient dans une seule direction. Maintenant, j’essaie de trouver l’équilibre entre le travail et la vie.
Journaliste : 2025 marquait vos 10 ans de carrière. Qu’est-ce qui a le plus changé entre il y a dix ans et aujourd’hui ?
Won Jin-a : Je crois que je suis une personne à la fois différente et identique. Comme moi je ne bouge pas, mais que le temps change — je suis là, comme un arbre, au même endroit — et parfois il y a du brouillard, parfois de la neige et de la pluie, parfois je suis dénudée, parfois je redeviens toute verte… À chaque changement autour de moi, mes émotions changent. Mais la personne que je suis, elle, elle est simplement là.
Journaliste : Vous arrive-t-il de vouloir retourner à cette époque ?
Won Jin-a : Jamais ! Bien sûr, il y a eu beaucoup d’actes que je regrette, et c’était dur, mais grâce à cette époque, aujourd’hui, c’est un peu moins dur. Pour un acteur, dix ans, ce n’est même pas la moitié du chemin. Disons que ça correspond au moment où, sur un plateau, on n’est plus en train de trembler en guettant les réactions… On commence à savoir quelle est sa part, ce qu’on doit faire. Et je suis heureuse d’avoir pu, précisément à ce moment-là, vivre un plateau avec Park Hee-soon et Ji Sung sunbaenim.
Journaliste : Quels genres de personnes avez-vous observées en eux, sur le plateau ?
Won Jin-a : J’ai compris que la force avec laquelle les aînés “portent” un plateau influence énormément l’ambiance. Je me suis aussi demandé : sur mes précédents tournages, est-ce que j’étais une collègue vraiment chaleureuse ? Est-ce que j’ai fait au mieux, depuis ma position, pour rassembler tout le monde ? Ça m’a poussée à me regarder en face.
Journaliste : Vous pensez que vous aimerez ce métier aussi durablement qu’eux ?
Won Jin-a : Oui. Il reste beaucoup de chemin, et c’est addictif parce que ça combine douleur et plaisir. Si ce n’était que du plaisir, je n’aurais pas pu. J’ai pas mal de hobbies, et quand c’est juste “amusant”, je finis par me lasser. Là, je continue parce que je sais qu’il y a encore tant de choses que je ne connais pas. Parfois, c’est tellement dur que j’ai l’impression de ne pas pouvoir porter tout ça, mais quand j’y arrive, la joie est décuplée. Et ensuite, un sentiment de fierté arrive : “J’ai tenu bon.”
Journaliste : Avec Judge Lee Han-young, vous avez tourné votre premier drama judiciaire. Qu’est-ce que cette expérience vous a laissé ?
Won Jin-a : Oui. J’ai déjà joué une avocate, mais un vrai drama de tribunal, c’était une première. D’habitude, j’aime regarder des émissions sur le crime. Et à chaque fois, en tant que citoyenne, je ressens une frustration sur les peines, l’envie de voir une punition vraiment “satisfaisante”, sans détour. Là, je me suis dit que ça pouvait libérer ce sentiment étouffant, de manière jouissive, et que c’était… rafraîchissant.

Journaliste : La procureure Kim Jin-a semble être, parmi eux, la plus entourée de mystère.
Won Jin-a : Jin-a est quelqu’un qui, face à quelque chose qu’elle juge “non”, ne tergiverse pas : elle agit et le montre. C’est la plus active, la plus dans l’action, parmi tous les personnages que j’ai joués ! Ce n’est pas qu’un événement lui a donné une “proactivité aveugle” : c’est simplement sa nature, donc elle n’hésite pas. Et elle ne supporte particulièrement pas de voir les puissants manipuler la loi à leur gré. Si elle est comme ça, c’est parce que l’histoire de son père a profondément marqué sa vie.
Journaliste : Ce qui fait bouger Jin-a, c’est la famille ?
Won Jin-a : C’est une enfant qui a grandi en “mangeant” la douleur de son père. Elle a un cœur complexe : elle lui en veut, mais elle veut malgré tout apaiser sa rancœur, lui rendre justice. Alors qu’elle se battait seule, de façon solitaire, elle rencontre Lee Han-young, et elle commence à libérer ces émotions anciennes de manière plus active.
Journaliste : En vivant comme Jin-a, avez-vous ressenti une forme d’exutoire, de jubilation ?
Won Jin-a : Pendant tout le projet, j’ai eu très fort le sentiment : “Si seulement c’était la réalité.” Cette année, il y a eu des moments où nous avons “vu de nos propres yeux” des choses accomplies par la justice, n’est-ce pas. Donc beaucoup de gens vont s’y reconnaître profondément. J’espère que ce sera un temps pour balayer les regrets restés sans résolution, et s’en libérer.
Journaliste : Pour la justice de Won Jin-a, en tant qu’être humain, de quoi avez-vous besoin ?
Won Jin-a : De liberté. L’an prochain, je veux faire des choix plus libres. Et pour ça, je dois aussi accomplir, avec sérieux, ma part et mon rôle.





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Un grand merci à jisung.france d’avoir traduit cet article pour nous les fans.
Cette phrase de Ji Sung m’émeut tellement …et oui il nous rend si heureux
« quand je reçois un script, je fabrique à ma façon un « sapin de Noël » : je le décore pour qu’il soit beau et généreux, afin que les gens puissent être heureux en regardant cette œuvre et mon jeu »
Il ne se contente pas d’interpréter un rôle, il le transcende pour notre plus grand bonheur ❤️